TRIATHLON :  IRONMAN DE ZURICH  (13 Juillet 2008)

 

Swimming, BIKE & RUN

 

 

 

13 juillet 2008

IRONMAN de ZURICH

 

un Triathlon d'enfer :

3.800 km de natation

180 km à vélo

un marathon pour finir...

 

Frédéric Fauquembergue

et Fabien Merciris

(associés au magasin BIKE & RUN)

sont au départ...

 

Fabien termine 72è en 9h39'13

Frédéric réalise 10h41'47

 

Nous les avons rencontrés pour

qu'ils nous parlent de leur exploit...

 

 

 

L'idée

Dans un premier temps, je dirais qu'on a arrêté un petit peu le sport de haut niveau au moment où on a créé le magasin. Tout doucement on a repris le sport, on a commencé par la course à pied. Après on est des cyclistes de base, donc on a continué à faire du vélo toujours et est venue l'envie de participer à des triathlons il y a deux ans. Et depuis, on a fait des courtes distances, des moyennes distances, des longues distances. Et au bout de la première année de triathlons qu'on a fait, on s'est dit qu'on allait se lancer dans l'Ironman.  C'est vraiment une aventure. Ça a mis deux ans pour faire un Ironman et l'idée est venue un an avant parce que de toute façon il faut s'inscrire un an avant sur un Ironman. Juste un an.

 

La préparation

Huit mois de préparation, c'est long mais en même temps pour nous, c'était la première fois qu'on arrivait sur des distances comme ça en triathlon donc c'était nécessaire pour aller jusqu'au Marathon: 180 km de vélo c'est pas anodin et 3km800 de natation. Moi, je ne savais pas nager il y a deux ans. Et aujourd'hui le résultat, il est très bien. C'est impeccable.

On a la chance de pouvoir concilier notre métier et notre passion donc le vélo, la course à pied, la natation,  tout en travaillant en même temps. La natation ça se fait le matin à 8 heures ou le soir, et les entraînements entre midi et deux. Ca se fait beaucoup comme ça et le dimanche est consacré à la longue sortie vélo ou course à pied. Ça demande beaucoup de sacrifices dans le travail, l'organisation et au niveau familial parce que c'est le dimanche, c'est tout le temps. Un Ironman c'est huit mois dedans à fond.

C'est une grosse hygiène de vie pour récupérer des entraînements,  se coucher à heures fixes et puis tout ce qui est l'alimentation, parce que là-bas il ne faut pas être trop lourd pour  pouvoir courir vite tout simplement. Il faut donc être  affûté le plus possible et en même temps avoir les  réserves énergétiques pour le faire.

 

La course

On est partis avec le club d'Amiens triathlon et un autre abbevillois, Hakim Belhachemi (il ne faut pas l'oublier), qui a démarré le triathlon un peu en même temps que nous. A Zurich, quand on est arrivé là-bas,  il faisait très très beau, très très chaud. Et tout à coup il y a eu un gros orage le vendredi soir. Il s'est mis à pleuvoir, pleuvoir, pleuvoir tout le samedi et tout le dimanche le jour de la course. Il faisait 14 degrés le jour de la course. Départ vers 7 heures dans l'eau. L'eau était meilleure, elle était à 23°, il faisait 14 dehors. On était vraiment bien dans l'eau. Au bout d'une heure 5, une heure 6 de natation on sort de l'eau, il pleuvait toujours autant. Et là, 180 km de vélo. Ça s'est très bien passé puisque Fabien fait le 10ème temps en vélo, sur 2200 participants ce qui est un gros gros niveau vélo   et moi je sors avec le 188 ème temps , ce qui est très bien aussi. Fabien repose le vélo 50ème et on sort 517 et 518 èmes de l'eau sur les 2200. Fabien pose le vélo 50ème et moi 252 ème. Après, un Marathon dans les rues de Zurich, un Marathon qui tortillent un petit peu avec beaucoup d'allers-retours où on se croise sans arrêt J'ai pu croiser Fabien pas mal de fois, comme ça on s'est motivé, ça fait du bien aussi.  3h36 pour Fabien au Marathon après 180 km de vélo, moi je prévoyais 4 heures, je fais 4 h 8. Je suis déjà très content puisque j'avais prévu 11 heures au général et je fais 10h40, c'est excellent. Fabien fait 9h36, 72ème au scratch, énorme, énorme!  Il rate de peu la qualif à Hawaï, le championnat du monde des Ironman.

Avant tout c'est huit mois de préparation ensemble, c'est extraordinaire, ça soude déjà dans le travail mais aussi dans la vie de tous les jours, c'est énorme et puis le jour J, c'est la consécration, c'est une récompense de tout l'entraînement qu'on a fait, de tout. A l'arrivée, on avait mal partout mais on était transcendé par le fait  qu'on s'était entraîné pendant huit mois et que ça avait marché et que là on était là, on était prêt malgré la météo, il n'y avait rien qui nous avait arrêté

 

La pluie plutôt que la chaleur

A la limite c'est presque ça,  en tout cas pour nous les Picards, je pense que c'est mieux. Mais par contre, quand on arrive, c'est une joie, c'et énorme. il n'y a que les finishers de l'Ironman pour connaître ça, ça n'a rien à voir avec une course traditionnelle C'est une dimension tout autre, tout au long du circuit c'est le tour de France:  il y a du monde partout, il ya des fanfares, tous les gens sont là, c'est une fête énorme. De ce coup là, ça donne envie d'en refaire un . Pas tout de suite parce que la préparation est très contraignante et la récupération est très difficile. Finalement on pensait refaire quelques triathlons après mais la saison s'arrête là. Elle ne reprendra que l'année prochaine.

 

Les conséquences

C'est vrai qu'on paie ces gros efforts après.  Tous ceux que je connais, qui y ont participé, ont tous arrêté leur saison après. On pensait reprendre et puis des blessures apparaissent, c'est le corps…, c'est le trop qui fait que le corps voit des lésions qui arrivent alors qu'on reprend l'entraînement doucement. Logique,  c'est le trop, mais c'est le côté Ironman. C'est énorme de l'avoir fait et que ça se soit bien passé, c'est l'essentiel tout simplement.

 

Maintenant

Maintenant c'est un petit peu le train-train quotidien, on se rattrape,  il y a beaucoup de travail au magasin mais on reprend l'entraînement tout doucement déjà et je crois qu'on va reprendre les compétitions plus tôt que l'année dernière : des  courses à pied, on va refaire le Marathon de Paris, on va refaire plein de choses. On est repartis, on est motivés à deux cents pour cent.

C'est vrai qu'on a encore de belles années devant nous : on a 29 et 30 ans. Même si les années de haut niveau sont derrière nous, c'est certain (surtout pour Fabien qui est allé aux JO d'Athènes, même pour moi qui ai fait du VTT en haut niveau) c'est derrière nous. On a ouvert notre magasin, c'est plus pareil ; on a réussi à faire tout ça grâce à ce qu'on fait avant. Devant nous il y a encore de belles courses qui nous attendent, de beaux Ironman  et surtout de bonnes  sensations qui sont devant nous et elles seront toujours devant nous. On arrive toujours à se faire plaisir en sport quelque soit le niveau auquel on le pratique et c'est aussi ce qu'on essaie de faire passer auprès de nos clients.

 

Les clients

Déjà cette aventure c'est entre nous deux mais ça s'est partagé énormément avec tous les clients parce que, en parallèle, on a fait un blog sur notre entraînement. On a eu 1500 visites par mois, ce qui n'est pas mal, et on a eu pas mal de clients qui suivaient  et qui venaient au magasin nous encourager. Le jour J on y pensait aussi à tous ces gens, ces clients qui finalement sont des amis maintenant, qui étaient derrière nous et qui nous ont suivis même le jour J puisqu' on pouvait suivre sur internet avec les numéros de dossards et on savait nos points de passage. Il y a eu beaucoup de gens qui ont nous ont suivis et qui, après coup, nous ont félicités.  Pour nous c'est hyper important et ça nous a fait énormément de bien et ça nous a énormément motivés dans la préparation et ça a même suscité chez certains l'envie de faire du triathlon, de faire du sport tout court, enfin plus qu'ils n'en faisaient déjà; et puis ça a augmenté la crédibilité qu'on a dans les conseils qu'on peut apporter.